Focus littéraire sur les chevaux guérisseurs
Le roman « Le Ballet d’Augustine » paru aux Éditions Prisma – Les Lauréats en juillet 2025 met en lumière l’authentique pouvoir de guérison d’une relation accompagnée avec les chevaux.
Dans ce premier roman, l’auteure Florence Stevenson s’inspire de son vécu et de l’association Cheval d’Espoirs qu’elle a créée avec sa sœur jumelle afin de venir en aide aux personnes en difficulté par un biais pour le moins original, celui de l’équithérapie.
« Le Ballet d’Augustine »
Dans le récit de Florence Stevenson, une enfant d’une dizaine d’années, Augustine, a tout perdu sur son île natale de la Réunion, y compris l’envie de communiquer avec autrui.
Prise en charge par Jeanne qui s’occupe d’un élevage équin dans la Drôme et accueille des enfants en difficulté, la fillette entretient une relation a priori salvatrice avec un poulain orphelin nommé Verdi.
Mais anthropomorphisme et ignorance étant souvent à l’origine d’erreurs et d’accidents dans l’éducation d’un cheval, de sérieuses mises en garde sont adressées à Jeanne qui s’adjoint dès lors les conseils avisés d’un chuchoteur.
L’empathie naturelle est, sans nul doute, la qualité suprême pour comprendre un cheval et l’éduquer. L’anthropomorphisme, projection de nos sentiments, le pire des travers.
Extrait du roman de Florence Stevenson « Le Ballet d’Augustine »
Jeanne accueille encore d’autres enfants malmenés par la vie. Grâce à cette histoire, le lecteur suit avec plaisir et intérêt la complexité, mais également les moments exceptionnels d’une relation saine et accompagnée avec un cheval.
Inspiration du roman « Le Ballet d’Augustine »
Après avoir passé 20 ans à la Réunion, Florence Stevenson s’installe dans la Drôme près de sa sœur jumelle qui s’occupe d’enfants en détresse avec l’aide de « chevaux guérisseurs ».
À l’occasion d’une rencontre avec un cheval soi-disant « difficile », Florence Stevenson s’intéresse aux principes de l’éthologie, une discipline qui analyse les besoins réels des animaux pour améliorer leurs relations avec l’humain. Fortes de ces expériences, les sœurs co-fondent l’association « Cheval d’Espoirs » visant à aider des personnes en difficulté émotionnelle grâce aux bienfaits des chevaux.
Ces expériences multiples autour des chevaux constitueront les sources d’inspiration pour le premier roman de Florence Stevenson, qui a remporté le trophée du Coup de cœur des lectrices du Prix Femme Actuelle 2025 présidé par Raphaëlle Giordano. Le Ballet d’Augustine est également sélectionné pour les Prix littéraires Pégase et Cadre noir 2025 décernés cet automne à Saumur.
Plaidoyer du roman « Le Ballet d’Augustine »
Avec son roman Le Ballet d’Augustine, Florence Stevenson souhaite rédiger un plaidoyer en faveur d’une meilleure technique d’éducation des chevaux, à savoir en respectant leur véritable nature. Elle a tout particulièrement veillé à ne pas écrire un roman qui mettrait en scène des chevaux « humanisés », ce qui ne correspondrait pas à la réalité de la nature équine. L’auteure pense que la compréhension du cerveau du cheval permet d’interagir plus intelligemment avec lui et donc de privilégier la sécurité du cavalier. L’éthologie équine contribue à favoriser ce changement dans l’éducation des chevaux.
Florence Stevenson
Ethologie équine
L’éthologie se définit comme une science des comportements des espèces animales dans leur milieu naturel. Cette discipline s’est développée dans la seconde moitié du 20e siècle. Selon le site équipédia, une distinction est à faire entre l’éthologue qui observe les comportements des chevaux et les analyse pour les comprendre et le métier des nouveaux maîtres, chuchoteurs, écuyers ou enseignants d’équitation éthologique qui est de mettre en pratique des méthodes d’éducation et de dressage spécifiques.
Le chuchoteur mentionné dans le roman « Le Ballet d’Augustine » évoque sans nul doute le titre du best-seller de Nicholas Evans « L’Homme qui murmurait à l’oreille des chevaux », publié voici 30 ans dans sa version anglaise originale, ceci d’autant plus lorsque la danse fait partie de l’histoire.
La danse et le cheval, c’est le même topo … une histoire de confiance et de consentement entre deux êtres.
Extrait du roman de Nicholas Evans « L’Homme qui mumurait à l’oreille des chevaux »
Pouvoirs réparateurs et bienfaisants
La lecture du roman de Florence Stevenson nous emmène au cœur d’un univers fascinant, celui des chevaux et de l’éthologie. L’histoire, très agréable à lire, s’inscrit dans la relation entre l’animal et l’humain, et tout particulièrement dans la guérison par les chevaux de plusieurs enfants malmenés par la vie.
Le cheval apparaît alors comme un ami, une lumière pour ces petites âmes brisées dont le lecteur pourra suivre le parcours, bien souvent avec une larme aux yeux…
Si la lecture s’avère thérapeutique, ce récit nous démontre que les chevaux peuvent également s’arroger cet atout.
Les chevaux, eux, vous font toucher le ciel tout en vous rattachant à la terre par le poids de leur âme posé sur votre tête. Ils poussent la peur loin devant vous, éloignant l’obsession de la mort.
Extrait du roman de Florence Stevenson « Le Ballet d’Augustine »
Bonne lecture !!!





