Deux premiers ouvrages traduits par Nathalie Cailteux
TRADUCTION

Traduction littéraire: un pont entre différentes cultures

Grâce à la traduction, des œuvres littéraires issues de toutes contrées peuvent toucher un très large public et permettre aux lecteurs d’élargir leurs connaissances culturelles. En suivant un récit qui se déroule dans un environnement différent, le lecteur découvre des problèmes, des joies, des habitudes propres à d’autres groupes de personnes. La peur de l’autre diminue, faisant place à la tolérance et à l’empathie.

Les traductions élargissent l’horizon de l’homme et, en même temps, le monde. Elles t’aident à comprendre les peuples lointains. 

Jon Kalman Stefansson

Jon Kalman Stefansson est un auteur islandais, originaire du coin le plus éloigné d’Europe. Très appréciées dans son pays, ses oeuvres traduites et couronnées de succès ont fait le tour du monde : la trilogie « Entre ciel et terre« , « La Tristesse des anges » et « Le Coeur de l’homme » (Gallimard), le diptyque « D’ailleurs, les poissons n’ont pas de pieds » et « A la mesure de l’univers » ainsi que « Asta » (Gallimard). Je vous invite à lire une chronique rédigée par le traducteur français de son oeuvre « Entre ciel et terre », Eric Boury

Si une œuvre littéraire est capable de changer notre vie, de modifier notre vision du monde, de nous faire rêver, espérer, réfléchir, rire ou pleurer, c’est qu’elle est de qualité.

ericboury.blogspot.com chronique du 15 février 2010

« Qu’est-ce que la littérature ? Des mots qui créent des liens », dixit le traducteur Eric Boury.

La traduction étend ces liens au-delà des limites d’une langue source pour approcher la langue cible d’autrui et lui donner à ressentir les mêmes émotions dans sa culture propre.

Mais le travail de traduction n’est pas toujours facile. Il faut pouvoir évoquer les images ou concepts d’une culture source avec les mots et images de la culture cible afin de transmettre fidèlement le même message et les mêmes émotions.

Traduction de proverbes

En guise d’exemple, parlons un peu de la traduction des dictons ou proverbes, qui sont issus de la sagesse populaire d’une communauté linguistique ou culturelle.

Voici quelques proverbes qui ont la même équivalence et qui pourtant évoquent des images différentes en anglais ou en français :

L’homme affamé n’est pas un homme libre.
A hungry man is an angry man

On ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre
You can’t have your cake and eat it.

Quand on parle du loup, on voit sa queue.
Speak of the devil and he’s sure to appear

Qui se ressemble s’assemble
Birds of a feather flock together

Un de perdu, dix de retrouvés
There are plenty of fish in the sea

Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras
A bird in the hand is worth two in the bush

Paris ne s’est pas fait en un jour
Rome was not built in one day

Traduire est un art

Il existe beaucoup d’études et traités de linguistique au sujet de la traduction, et en particulier de la traduction littéraire.

Judith Woodsworth propose une redéfinition de la traduction littéraire dans cet article de 1988 édité par l’Université du Québec à Trois-Rivières

Audrey Wozniak s’interroge sur la possibilité de traduire un proverbe dans un article mis en ligne sur Cairn.info le 14.12.2010

Inès Oseki-Dépré évoque les théories et pratiques de la traduction littéraire en France dans un article mis en ligne sur Cairn.info le 01.05.2012

Dans son ouvrage « Dire presque la même chose – Expériences de traduction » paru aux éditions Grasset en 2003, Umberto Eco illustre des problèmes de traduction au travers de nombreux exemples.

[…] Umberto Eco nous enseigne que la fidélité n’est pas la reprise du mot à mot mais du monde à monde. Les mots ouvrent des mondes et le traducteur doit ouvrir le même monde que celui que l’auteur a ouvert, fût-ce avec des mots différents. Les traducteurs ne sont pas des peseurs de mots, mais des peseurs d’âme. Dans ce passage d’un monde à l’autre tout est affaire de négociation. Le mot est lâché : un bon traducteur sait négocier avec les exigences du monde de départ pour déboucher sur un monde d’arrivée le plus fidèle possible, non pas à la lettre mais à l’esprit. Tout donc est dans le presque du titre.

Quatrième de couverture de l’ouvrage d’Umberto Eco « Dire presque la même chose – Expériences de traduction »

Deux ouvrages traduits

La traduction d’un ouvrage me procure beaucoup de plaisir parce qu’elle me donne l’occasion de jongler avec les mots de ma langue maternelle pour les adapter aux objectifs souhaités par l’auteur anglophone.

J’ai commencé par traduire un essai sur le célibat :

« Célibataire, sans enfants : qui est ta famille ? » de Bella DePaulo, PhD

Vous pouvez lire ici ma chronique sur cet ouvrage.

L’ouvrage que j’ai traduit ensuite est un recueil de nouvelles « paranormales » écrit par un auteur indien, Lathish Shankar

« La Dame au clair de lune » de Lathish Shankar

Vous pouvez lire ici l’interview de l’auteur au sujet de son recueil, ainsi que ici la présentation de sa video sur YouTube

Actuellement, je suis en train de traduire mon premier ouvrage de l’allemand vers le français écrit par Dr Angela Fetzner « Nie mehr krank – So stärken Sie Ihr Immunsystem » (Plus jamais malade – comment renforcer son système immunitaire) qui traite d’un sujet d’actualité : la santé au quotidien face aux virus et bactéries. J’espère pouvoir vous en parler dans les prochains mois.

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