<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Solitude Archives - LIRE POUR GUÉRIR</title>
	<atom:link href="https://lire-pour-guerir.com/th%C3%A8me/sujet-et-thematique/solitude/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://lire-pour-guerir.com/thème/sujet-et-thematique/solitude/</link>
	<description>DES LECTURES POUR SE SENTIR MIEUX</description>
	<lastBuildDate>Sun, 21 Jan 2024 14:54:51 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.7.5</generator>

<image>
	<url>https://i0.wp.com/lire-pour-guerir.com/wp-content/uploads/2020/07/cropped-Image-entete1-scaled-2.jpg?fit=32%2C32&#038;ssl=1</url>
	<title>Solitude Archives - LIRE POUR GUÉRIR</title>
	<link>https://lire-pour-guerir.com/thème/sujet-et-thematique/solitude/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">180673029</site>	<item>
		<title>Clin d&#8217;œil festif &#8211; Journée mondiale des solitudes</title>
		<link>https://lire-pour-guerir.com/2024/01/23/journee-mondiale-des-solitudes-la-litterature-evoque-la-solitude/</link>
					<comments>https://lire-pour-guerir.com/2024/01/23/journee-mondiale-des-solitudes-la-litterature-evoque-la-solitude/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lire pour guerir]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Jan 2024 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Clin d'oeil festif]]></category>
		<category><![CDATA[Solitude]]></category>
		<category><![CDATA[Ernest Hemingway]]></category>
		<category><![CDATA[Jacqueline Harpman]]></category>
		<category><![CDATA[Sandor Marai]]></category>
		<category><![CDATA[thématique de la solitude en littérature]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lire-pour-guerir.com/?p=2827</guid>

					<description><![CDATA[<p>L&#8217;association française Astrée, fondée en 1987 par Gilbert Cotteau, a lancé la première Journée des Solitudes le 23 janvier 2018 afin de sensibiliser le public sur toutes les formes de solitudes et créer un vaste élan de solidarité visant à lutter contre ce fléau. Aujourd&#8217;hui, nous célébrons la 7e édition de cette journée consacrée à la thématique de la solitude dont souffrent les êtres humains. Mais voyons voir également ce que la littérature propose pour éclairer cette détresse. De nombreux récits évoquent fréquemment l&#8217;une ou l&#8217;autre forme de solitude. Elle apparaît même dans la plupart des histoires, puisqu&#8217;à un moment donné, le narrateur ou le protagoniste principal est voué à se tirer d&#8217;affaire « seul » face à une situation inextricable ou face à ses propres démons. Solitude contre nature Nous nous définissons tous en fonction de nos liens avec autrui. Le récit surréaliste de feu la psychanalyste et romancière Jacqueline Harpman « Moi qui n&#8217;ai pas connu les hommes » démontre par leur absence l&#8217;importance des caractéristiques existentielles qui définissent notre humanité. Parmi ces caractéristiques figurent le temps, l&#8217;espace et surtout, la relation avec notre prochain. Vous trouverez ma chronique à ce sujet ICI. Solitude psychose &#8211; huis clos glaçant « Le premier amour » de Sándor Marai raconte sous forme de journal intime la lente descente dans la psychose d’un professeur complètement esseulé. ll s&#8217;agit du premier roman d&#8217;un écrivain d&#8217;origine hongroise, Sándor Márai. Alors âgé de 28 ans, l&#8217;écrivain décrit avec beaucoup de talent et de sensibilité les émotions et les pensées de son protagoniste qui s&#8217;enfonce dans la folie. Le sentiment de solitude est souligné avec beaucoup de justesse, permettant au lecteur de reconnaître un mal qui le ronge peut-être aussi. Attention toutefois, car le bout de la route donne la chair de poule. A ce sujet, vous pouvez lire ICI l’article paru dans « La Voix du Luxembourg » le 17 novembre 2010. Solitude qui accompagne la vieillesse Ce grand classique de la littérature évoquant entre autres la vieillesse et la solitude qui l&#8217;accompagne n&#8217;est pas dénué d&#8217;espoir. « Le vieil homme et la mer » de Ernest Hemingway figure parmi les romans bienfaisants (dont j&#8217;ai fait une chronique ICI) parce que sa lecture rend hommage à la capacité humaine de pouvoir se sortir des situations les plus difficiles. Solitude dans la différence Le roman de Jeanette Winterson porte un titre énigmatique « Pourquoi être heureux quand on peut être normal&#160;? » C&#8217;est l&#8217;explication que la narratrice donne à sa mère adoptive lorsqu’elle lui révèle sa « différence en matière de préférence sexuelle ». Sous forme d’autobiographie vivante et fantaisiste, Jeanette Winterson raconte son enfance et son adolescence en tant que fille adoptée dans une famille anglaise issue du prolétariat de Manchester. Alors qu&#8217;elle doit faire face à une mère acariâtre et à sa morale religieuse stricte, elle se réfugie dans la lecture et l’écriture, faisant des livres ses plus fidèles compagnons d’infortune. « Quand on lit, on n&#8217;est jamais seul » L’auteure fait ici l’éloge de la vertu curative des histoires, des fictions, de la poésie. Le récit relate comment les livres ont sauvé la santé mentale d’une personne seule et figée dans un mal-être depuis son enfance. Je crois à la fiction et au pouvoir des histoires parce qu’ils nous donnent la possibilité de parler de nouvelles langues. De ne pas être réduits au silence. Nous découvrons tous qu’en cas de traumatisme profond, nous hésitons, nous bégayons ; notre parole est entrecoupée de longues pauses. Le traumatisme nous reste en travers de la gorge. Mais par le langage des autres, nous retrouvons le nôtre. Nous pouvons nous tourner vers la poésie. Ouvrir un livre. Quelqu’un a traversé cette épreuve pour nous et s’est immergé profondément dans les mots.  Extrait de « Pourquoi être heureux quand on peut être normal&#160;? » de Jeanette Winterson La fiction et la poésie sont des médicaments, des remèdes. Elles guérissent l’entaille pratiquée par la réalité sur l’imagination. J’avais été gravement blessée et un pan essentiel de ma personne avait été détruit –c’était ma réalité, les faits de ma vie ; mais l’envers des faits était ce que je pouvais être, ce que je pouvais ressentir et si j’avais les mots, les images et les histoires pour l’exprimer, alors je n’étais pas perdue.  Extrait de « Pourquoi être heureux quand on peut être normal&#160;? » de Jeanette Winterson Pour moi, les livres sont un foyer. Les livres ne font pas un foyer – ils le sont, dans le sens où de même que vous les ouvrez comme vous ouvrez une porte, vous entrez dedans. A l’intérieur, vous découvrez un temps et un espace différents. Il s’en dégage aussi de la chaleur – comme un âtre. Je m’assois avec un livre et je n’ai plus froid. Je le sais depuis les nuits glacées passées dehors.  Extrait de « Pourquoi être heureux quand on peut être normal&#160;? » de Jeanette Winterson</p>
<p>Cet article <a href="https://lire-pour-guerir.com/2024/01/23/journee-mondiale-des-solitudes-la-litterature-evoque-la-solitude/">Clin d&rsquo;œil festif &#8211; Journée mondiale des solitudes</a> est apparu en premier sur <a href="https://lire-pour-guerir.com">LIRE POUR GUÉRIR</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:38px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="has-text-align-justify">L&rsquo;association française <a href="https://www.astree.asso.fr/fr/decouvrir-astree/notre-histoire" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Astrée</a>, fondée en 1987 par Gilbert Cotteau, a lancé la première <strong>Journée des Solitudes</strong> le 23 janvier 2018 afin de sensibiliser le public sur toutes les formes de solitudes et créer un vaste élan de solidarité visant à lutter contre ce fléau.</p>



<p class="has-text-align-justify">Aujourd&rsquo;hui, nous célébrons la 7e édition de cette journée consacrée à la thématique de la solitude dont souffrent les êtres humains. </p>



<p class="has-text-align-center"><strong>Mais voyons voir également ce que la littérature propose pour éclairer cette détresse. </strong></p>



<p class="has-text-align-justify">De nombreux récits évoquent fréquemment l&rsquo;une ou l&rsquo;autre forme de solitude. Elle apparaît même dans la plupart des histoires, puisqu&rsquo;à un moment donné, le narrateur ou le protagoniste principal est voué à se  tirer d&rsquo;affaire « seul » face à une situation inextricable ou face à ses propres démons.</p>



<div style="height:52px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure data-carousel-extra='{&quot;blog_id&quot;:1,&quot;permalink&quot;:&quot;https://lire-pour-guerir.com/2024/01/23/journee-mondiale-des-solitudes-la-litterature-evoque-la-solitude/&quot;}'  class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large is-style-default"><a href="https://i0.wp.com/lire-pour-guerir.com/wp-content/uploads/2024/01/Harpman2.jpg?ssl=1"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="775" height="1024" data-attachment-id="2845" data-permalink="https://lire-pour-guerir.com/2024/01/23/journee-mondiale-des-solitudes-la-litterature-evoque-la-solitude/harpman2/" data-orig-file="https://i0.wp.com/lire-pour-guerir.com/wp-content/uploads/2024/01/Harpman2.jpg?fit=969%2C1280&amp;ssl=1" data-orig-size="969,1280" data-comments-opened="1" data-image-meta="{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}" data-image-title="Harpman2" data-image-description="" data-image-caption="" data-medium-file="https://i0.wp.com/lire-pour-guerir.com/wp-content/uploads/2024/01/Harpman2.jpg?fit=227%2C300&amp;ssl=1" data-large-file="https://i0.wp.com/lire-pour-guerir.com/wp-content/uploads/2024/01/Harpman2.jpg?fit=775%2C1024&amp;ssl=1" data-id="2845" src="https://i0.wp.com/lire-pour-guerir.com/wp-content/uploads/2024/01/Harpman2.jpg?resize=775%2C1024&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-2845" srcset="https://i0.wp.com/lire-pour-guerir.com/wp-content/uploads/2024/01/Harpman2.jpg?resize=775%2C1024&amp;ssl=1 775w, https://i0.wp.com/lire-pour-guerir.com/wp-content/uploads/2024/01/Harpman2.jpg?resize=227%2C300&amp;ssl=1 227w, https://i0.wp.com/lire-pour-guerir.com/wp-content/uploads/2024/01/Harpman2.jpg?resize=768%2C1014&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/lire-pour-guerir.com/wp-content/uploads/2024/01/Harpman2.jpg?w=969&amp;ssl=1 969w" sizes="(max-width: 775px) 100vw, 775px" /></a></figure>



<figure class="wp-block-image size-large is-style-default"><a href="https://i0.wp.com/lire-pour-guerir.com/wp-content/uploads/2024/01/Marai.jpg?ssl=1"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="713" height="1024" data-attachment-id="2846" data-permalink="https://lire-pour-guerir.com/2024/01/23/journee-mondiale-des-solitudes-la-litterature-evoque-la-solitude/marai/" data-orig-file="https://i0.wp.com/lire-pour-guerir.com/wp-content/uploads/2024/01/Marai.jpg?fit=891%2C1280&amp;ssl=1" data-orig-size="891,1280" data-comments-opened="1" data-image-meta="{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}" data-image-title="Marai" data-image-description="" data-image-caption="" data-medium-file="https://i0.wp.com/lire-pour-guerir.com/wp-content/uploads/2024/01/Marai.jpg?fit=209%2C300&amp;ssl=1" data-large-file="https://i0.wp.com/lire-pour-guerir.com/wp-content/uploads/2024/01/Marai.jpg?fit=713%2C1024&amp;ssl=1" data-id="2846" src="https://i0.wp.com/lire-pour-guerir.com/wp-content/uploads/2024/01/Marai.jpg?resize=713%2C1024&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-2846" srcset="https://i0.wp.com/lire-pour-guerir.com/wp-content/uploads/2024/01/Marai.jpg?resize=713%2C1024&amp;ssl=1 713w, https://i0.wp.com/lire-pour-guerir.com/wp-content/uploads/2024/01/Marai.jpg?resize=209%2C300&amp;ssl=1 209w, https://i0.wp.com/lire-pour-guerir.com/wp-content/uploads/2024/01/Marai.jpg?resize=768%2C1103&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/lire-pour-guerir.com/wp-content/uploads/2024/01/Marai.jpg?w=891&amp;ssl=1 891w" sizes="(max-width: 713px) 100vw, 713px" /></a></figure>



<figure class="wp-block-image size-large is-style-default"><a href="https://i0.wp.com/lire-pour-guerir.com/wp-content/uploads/2024/01/Le-vieil-homme-et-la-mer.jpg?ssl=1"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="620" height="1024" data-attachment-id="2840" data-permalink="https://lire-pour-guerir.com/2024/01/23/journee-mondiale-des-solitudes-la-litterature-evoque-la-solitude/le-vieil-homme-et-la-mer/" data-orig-file="https://i0.wp.com/lire-pour-guerir.com/wp-content/uploads/2024/01/Le-vieil-homme-et-la-mer.jpg?fit=808%2C1335&amp;ssl=1" data-orig-size="808,1335" data-comments-opened="1" data-image-meta="{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1705839313&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}" data-image-title="Le vieil homme et la mer" data-image-description="" data-image-caption="" data-medium-file="https://i0.wp.com/lire-pour-guerir.com/wp-content/uploads/2024/01/Le-vieil-homme-et-la-mer.jpg?fit=182%2C300&amp;ssl=1" data-large-file="https://i0.wp.com/lire-pour-guerir.com/wp-content/uploads/2024/01/Le-vieil-homme-et-la-mer.jpg?fit=620%2C1024&amp;ssl=1" data-id="2840" src="https://i0.wp.com/lire-pour-guerir.com/wp-content/uploads/2024/01/Le-vieil-homme-et-la-mer.jpg?resize=620%2C1024&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-2840" srcset="https://i0.wp.com/lire-pour-guerir.com/wp-content/uploads/2024/01/Le-vieil-homme-et-la-mer.jpg?resize=620%2C1024&amp;ssl=1 620w, https://i0.wp.com/lire-pour-guerir.com/wp-content/uploads/2024/01/Le-vieil-homme-et-la-mer.jpg?resize=182%2C300&amp;ssl=1 182w, https://i0.wp.com/lire-pour-guerir.com/wp-content/uploads/2024/01/Le-vieil-homme-et-la-mer.jpg?resize=768%2C1269&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/lire-pour-guerir.com/wp-content/uploads/2024/01/Le-vieil-homme-et-la-mer.jpg?w=808&amp;ssl=1 808w" sizes="(max-width: 620px) 100vw, 620px" /></a></figure>
</figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Solitude contre nature</strong></h2>



<p class="has-text-align-justify">Nous nous définissons tous en fonction de nos liens avec autrui. Le récit surréaliste de feu la psychanalyste et romancière <strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-red-color"><a href="https://amzn.to/48BFm0e" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jacqueline Harpman « Moi qui n&rsquo;ai pas connu les hommes »</a></mark></strong> démontre par leur absence l&rsquo;importance des caractéristiques existentielles qui définissent notre humanité. Parmi ces  caractéristiques figurent le temps, l&rsquo;espace et surtout, la relation avec notre prochain. </p>



<p>Vous trouverez ma chronique à ce sujet<strong> <a href="https://lire-pour-guerir.com/2020/08/23/humanisme-et-surrealisme/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ICI.</a></strong></p>



<div style="height:45px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Solitude psychose &#8211; huis clos glaçant</strong></h2>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-red-color"><a href="https://amzn.to/3HM9oTr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« Le premier amour » de Sándor Marai</a> </mark></strong>raconte sous forme de journal intime la lente descente dans la psychose d’un professeur complètement esseulé. ll s&rsquo;agit du premier roman d&rsquo;un écrivain d&rsquo;origine hongroise, Sándor Márai. Alors âgé de 28 ans, l&rsquo;écrivain décrit avec beaucoup de talent et de sensibilité les émotions et les pensées de son protagoniste qui s&rsquo;enfonce dans la folie. Le sentiment de solitude est souligné avec beaucoup de justesse, permettant au lecteur de reconnaître un mal qui le ronge peut-être aussi. Attention toutefois, car le bout de la route donne la chair de poule.</p>



<p>A ce sujet, vous pouvez lire<a href="http://issuu.com/nathaliecailteux/docs/20101117-sandor-marai?mode=window&amp;viewMode=singlePage" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> <strong>ICI</strong> l’article paru dans « La Voix du Luxembourg » le 17 novembre 2010</a>.</p>



<div style="height:45px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Solitude qui accompagne la vieillesse</strong></h2>



<p class="has-text-align-justify">Ce grand classique de la littérature évoquant entre autres la vieillesse et la solitude qui l&rsquo;accompagne n&rsquo;est pas dénué d&rsquo;espoir.<strong><a href="https://amzn.to/4b43r1g" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-red-color">« Le vieil homme et la mer » de Ernest Hemingway</mark></a></strong> figure parmi les romans bienfaisants (dont j&rsquo;ai fait une chronique <strong><a href="https://lirepourguerir.com/2015/02/27/le-vieil-homme-et-la-mer-de-ernest-hemingway/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ICI</a>)</strong> parce que sa lecture rend hommage à la capacité humaine de pouvoir se sortir des situations les plus difficiles. </p>



<p></p>



<div style="height:45px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>


<div class="wp-block-image is-style-rounded">
<figure class="aligncenter size-medium is-resized"><a href="https://i0.wp.com/lire-pour-guerir.com/wp-content/uploads/2024/01/Jeanette-Winterson-1.jpg?ssl=1"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="187" height="300" data-attachment-id="2848" data-permalink="https://lire-pour-guerir.com/2024/01/23/journee-mondiale-des-solitudes-la-litterature-evoque-la-solitude/jeanette-winterson-1/" data-orig-file="https://i0.wp.com/lire-pour-guerir.com/wp-content/uploads/2024/01/Jeanette-Winterson-1.jpg?fit=821%2C1316&amp;ssl=1" data-orig-size="821,1316" data-comments-opened="1" data-image-meta="{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1705839359&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}" data-image-title="Jeanette-Winterson-1" data-image-description="" data-image-caption="" data-medium-file="https://i0.wp.com/lire-pour-guerir.com/wp-content/uploads/2024/01/Jeanette-Winterson-1.jpg?fit=187%2C300&amp;ssl=1" data-large-file="https://i0.wp.com/lire-pour-guerir.com/wp-content/uploads/2024/01/Jeanette-Winterson-1.jpg?fit=639%2C1024&amp;ssl=1" src="https://i0.wp.com/lire-pour-guerir.com/wp-content/uploads/2024/01/Jeanette-Winterson-1.jpg?resize=187%2C300&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-2848" style="aspect-ratio:0.6233333333333333;width:331px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/lire-pour-guerir.com/wp-content/uploads/2024/01/Jeanette-Winterson-1.jpg?resize=187%2C300&amp;ssl=1 187w, https://i0.wp.com/lire-pour-guerir.com/wp-content/uploads/2024/01/Jeanette-Winterson-1.jpg?resize=639%2C1024&amp;ssl=1 639w, https://i0.wp.com/lire-pour-guerir.com/wp-content/uploads/2024/01/Jeanette-Winterson-1.jpg?resize=768%2C1231&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/lire-pour-guerir.com/wp-content/uploads/2024/01/Jeanette-Winterson-1.jpg?w=821&amp;ssl=1 821w" sizes="auto, (max-width: 187px) 100vw, 187px" /></a></figure></div>


<h2 class="wp-block-heading"><strong>Solitude dans la différence</strong></h2>



<p class="has-text-align-justify">Le roman de <strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-red-color">Jeanette Winterson</mark> </strong>porte un titre énigmatique <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-red-color"><strong><a href="https://amzn.to/3U7NiSE" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« Pourquoi être heureux quand on peut être normal&nbsp;? »</a></strong> </mark>C&rsquo;est l&rsquo;explication que la narratrice donne à sa mère adoptive lorsqu’elle lui révèle sa « différence en matière de préférence sexuelle ». </p>



<p class="has-text-align-justify">Sous forme d’autobiographie vivante et fantaisiste, Jeanette Winterson raconte son enfance et son adolescence en tant que fille adoptée dans une famille anglaise issue du prolétariat de Manchester. Alors qu&rsquo;elle doit faire face à une mère acariâtre et à sa morale religieuse stricte, elle se réfugie dans la lecture et l’écriture, faisant des livres ses plus fidèles compagnons d’infortune. </p>



<h3 class="wp-block-heading has-text-align-center">« Quand on lit, on n&rsquo;est jamais seul »</h3>



<p class="has-text-align-justify">L’auteure fait ici l’éloge de la vertu curative des histoires, des fictions, de la poésie. Le récit relate comment les livres ont sauvé la santé mentale d’une personne seule et figée dans un mal-être depuis son enfance.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-justify"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-pale-pink-color">Je crois à la fiction et au pouvoir des histoires parce qu’ils nous donnent la possibilité de parler de nouvelles langues. De ne pas être réduits au silence. Nous découvrons tous qu’en cas de traumatisme profond, nous hésitons, nous bégayons ; notre parole est entrecoupée de longues pauses. Le traumatisme nous reste en travers de la gorge. Mais par le langage des autres, nous retrouvons le nôtre. Nous pouvons nous tourner vers la poésie. Ouvrir un livre. Quelqu’un a traversé cette épreuve pour nous et s’est immergé profondément dans les mots. </mark></strong></p>
<cite>Extrait de « Pourquoi être heureux quand on peut être normal&nbsp;? » de Jeanette Winterson</cite></blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-justify"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-green-cyan-color">La fiction et la poésie sont des médicaments, des remèdes. Elles guérissent l’entaille pratiquée par la réalité sur l’imagination. J’avais été gravement blessée et un pan essentiel de ma personne avait été détruit –c’était ma réalité, les faits de ma vie ; mais l’envers des faits était ce que je pouvais être, ce que je pouvais ressentir et si j’avais les mots, les images et les histoires pour l’exprimer, alors je n’étais pas perdue. </mark></strong></p>
<cite>Extrait de « Pourquoi être heureux quand on peut être normal&nbsp;? » de Jeanette Winterson</cite></blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-justify"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Pour moi, les livres sont un foyer. Les livres ne font pas un foyer – ils le sont, dans le sens où de même que vous les ouvrez comme vous ouvrez une porte, vous entrez dedans. A l’intérieur, vous découvrez un temps et un espace différents. Il s’en dégage aussi de la chaleur – comme un âtre. Je m’assois avec un livre et je n’ai plus froid. Je le sais depuis les nuits glacées passées dehors. </mark></strong></p>
<cite>Extrait de « Pourquoi être heureux quand on peut être normal&nbsp;? » de Jeanette Winterson</cite></blockquote>



<p></p><p>Cet article <a href="https://lire-pour-guerir.com/2024/01/23/journee-mondiale-des-solitudes-la-litterature-evoque-la-solitude/">Clin d&rsquo;œil festif &#8211; Journée mondiale des solitudes</a> est apparu en premier sur <a href="https://lire-pour-guerir.com">LIRE POUR GUÉRIR</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://lire-pour-guerir.com/2024/01/23/journee-mondiale-des-solitudes-la-litterature-evoque-la-solitude/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">2827</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Humanisme et surréalisme</title>
		<link>https://lire-pour-guerir.com/2020/08/23/humanisme-et-surrealisme/</link>
					<comments>https://lire-pour-guerir.com/2020/08/23/humanisme-et-surrealisme/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lire pour guerir]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 Aug 2020 18:15:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Solitude]]></category>
		<category><![CDATA[Jacqueline Harpman; moi qui n'ai pas connu les hommes]]></category>
		<category><![CDATA[psychanalyse]]></category>
		<category><![CDATA[solitude]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://lire-pour-guerir.com/?p=402</guid>

					<description><![CDATA[<p>« Moi qui n&#8217;ai pas connu les hommes » Jacqueline Harpman Un récit glaçant&#8230; Rédigé sans coupure (pas de chapitre), le roman de Jacqueline Harpman relate les mémoires d&#8217;une femme emprisonnée très jeune et depuis plus de dix ans dans une cave. Elle y séjourne avec trente-neuf autres femmes sous la surveillance de trois gardes. Ceux-ci leur donnent de quoi se nourrir et se vêtir, mais ne leur adressent jamais la parole. Ils font claquer le fouet chaque fois qu&#8217;elles expriment trop d&#8217;émotions ou semblent vouloir se toucher. La narratrice se sent un peu isolée parmi toutes ces femmes plus âgées qui ont connu notre monde, alors qu&#8217;elle-même était encore trop jeune pour s&#8217;en souvenir. « J&#8217;étais la plus jeune, la seule qui fût encore enfant quand nous avions été enfermées. Les femmes ont toujours pensé que je devais n&#8217;être parmi elles que par erreur, que dans le grand tumulte qui avait régné, j&#8217;avais été envoyée du mauvais côté et que cela n&#8217;avait pas été corrigé«  « Moi, je n&#8217;avais connu que l&#8217;insensé, je pense que cela m&#8217;avait rendue profondément différente d&#8217;elles, comme je m&#8217;en rendis lentement compte.«  Un jour, une sirène stridente retentit et les gardes abandonnent d&#8217;un seul coup les prisonnières. Par chance, les clés sont restées près de la grille. Ceci permet aux femmes de quitter leur geôle pour se retrouver dehors. Que découvrent-elles alors&#160;? Un paysage désertique qui offrira peu de réponses à leurs questions&#160;: pourquoi&#160;? où&#160;? quand&#160;? comment&#160;? qui&#160;? « Ils étaient partis d&#8217;un instant à l&#8217;autre, sans laisser aucune trace, comme volatilisés&#160;: apparus de nulle part, ils y étaient retournés et j&#8217;en étais moins étonnée que les autres, qui avaient vécu dans un monde où les choses avaient du sens. «  Romancière et psychanalyste Jacqueline Harpman est une auteure belge née en 1929 et décédée en 2012. Tout en étant psychanalyste, elle écrit de nombreux romans dont certains ont été récompensés, notamment « Brève Arcadie » par le Prix Victor Rossel en 1959, « La plage d&#8217;Ostende » par le Prix Point de Mire en 1992, « Orlanda » par le Prix Médicis en 1996 et « La Dormition des Amants » par le Prix triennal de la Communauté française de Belgique en 2003. Elle publiera « Moi qui n&#8217;ai pas connu les hommes » en 1995 qui aurait pu remporter le prix Femina. A la fois dérangeant et fascinant « La force de ce livre inflexible est que, dans cette situation foncièrement anormale, le lecteur reconnaît à tout instant ses propres interrogations. » Jean David, VSD (citation sur la quatrième de couverture) Cette fable post-apocalyptique reste gravée dans la mémoire longtemps après sa lecture. Bien que l&#8217;histoire semble surréaliste, elle s&#8217;inscrit au coeur des fondements de notre humanité et souligne ce qui la caractérise dans son essence&#160;: le temps, l&#8217;espace et la relation avec autrui. Ces trois éléments définissent à la fois les limites et la personnalité de chaque individu. Toutefois, les survivantes de l&#8217;histoire en ont été usurpées, tant et si bien qu&#8217;elles pensent ne plus vivre sur terre. Après avoir quitté leur geôle, elles tenteront de se reconstruire un espace, un temps et des relations avec leurs comparses. La narratrice leur servira de guide et de chronomètre dans cette nouvelle vie. Pourtant le monde « humain » qu&#8217;elles vont essayer de faire revivre avec les moyens à leur disposition paraît voué à une fin inexorable, à moins que &#8230; et là j&#8217;extrapole&#160;: à moins que leur histoire ne tombe dans les mains d&#8217;un lecteur qui la transmettra à d&#8217;autres&#8230; Roman bienfaisant La lecture de ce roman nous met face à nos propres interrogations&#160;: pourquoi&#160;? où&#160;? quand&#160;? comment&#160;? et surtout qui&#160;? Car nous avons besoin des autres et notre existence se définit par rapport à autrui et à nos relations avec les autres. J&#8217;ai adoré ce roman, j&#8217;espère qu&#8217;il vous plaira également.</p>
<p>Cet article <a href="https://lire-pour-guerir.com/2020/08/23/humanisme-et-surrealisme/">Humanisme et surréalisme</a> est apparu en premier sur <a href="https://lire-pour-guerir.com">LIRE POUR GUÉRIR</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-image is-style-rounded"><figure class="aligncenter size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" data-attachment-id="404" data-permalink="https://lire-pour-guerir.com/2020/08/23/humanisme-et-surrealisme/processed-with-focos-11/" data-orig-file="https://i0.wp.com/lire-pour-guerir.com/wp-content/uploads/2020/08/Harpman-scaled.jpg?fit=1920%2C2560&amp;ssl=1" data-orig-size="1920,2560" data-comments-opened="1" data-image-meta="{&quot;aperture&quot;:&quot;1.8&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;Nathalie Cailteux&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;iPhone 7&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;Processed with Focos&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1598209388&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;3.99&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;40&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0.01&quot;,&quot;title&quot;:&quot;Processed with Focos&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}" data-image-title="" data-image-description="" data-image-caption="" data-medium-file="https://i0.wp.com/lire-pour-guerir.com/wp-content/uploads/2020/08/Harpman-scaled.jpg?fit=225%2C300&amp;ssl=1" data-large-file="https://i0.wp.com/lire-pour-guerir.com/wp-content/uploads/2020/08/Harpman-scaled.jpg?fit=768%2C1024&amp;ssl=1" src="https://i0.wp.com/lire-pour-guerir.com/wp-content/uploads/2020/08/Harpman.jpg?resize=768%2C1024&#038;ssl=1" alt="&quot;Moi qui n'ai pas connu les hommes&quot; de Jacqueline Harpman
Photo Nathalie Cailteux" class="wp-image-404" srcset="https://i0.wp.com/lire-pour-guerir.com/wp-content/uploads/2020/08/Harpman-scaled.jpg?resize=768%2C1024&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/lire-pour-guerir.com/wp-content/uploads/2020/08/Harpman-scaled.jpg?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w, https://i0.wp.com/lire-pour-guerir.com/wp-content/uploads/2020/08/Harpman-scaled.jpg?resize=1152%2C1536&amp;ssl=1 1152w, https://i0.wp.com/lire-pour-guerir.com/wp-content/uploads/2020/08/Harpman-scaled.jpg?resize=1536%2C2048&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/lire-pour-guerir.com/wp-content/uploads/2020/08/Harpman-scaled.jpg?resize=1140%2C1520&amp;ssl=1 1140w, https://i0.wp.com/lire-pour-guerir.com/wp-content/uploads/2020/08/Harpman-scaled.jpg?w=1920&amp;ssl=1 1920w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure></div>



<h2 class="has-text-align-center wp-block-heading"><strong><span class="has-inline-color has-vivid-green-cyan-color">« <em>Moi qui n&rsquo;ai pas connu les hommes</em> » Jacqueline Harpman</span></strong></h2>



<h3 class="wp-block-heading">Un récit glaçant&#8230;</h3>



<p class="has-text-color has-very-dark-gray-color">Rédigé sans coupure (pas de chapitre), le roman de Jacqueline Harpman relate les mémoires d&rsquo;une femme emprisonnée très jeune et depuis plus de dix ans dans une cave. Elle y séjourne avec trente-neuf autres femmes sous la surveillance de trois gardes. Ceux-ci leur donnent de quoi se nourrir et se vêtir, mais ne leur adressent jamais la parole. Ils font claquer le fouet chaque fois qu&rsquo;elles expriment trop d&rsquo;émotions ou semblent vouloir se toucher. </p>



<p class="has-text-color has-very-dark-gray-color">La narratrice se sent un peu isolée parmi toutes ces femmes plus âgées qui ont connu notre monde, alors qu&rsquo;elle-même était encore trop jeune pour s&rsquo;en souvenir. </p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-style-default is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>« <span class="has-inline-color has-vivid-purple-color">J&rsquo;étais la plus jeune, la seule qui fût encore enfant quand nous avions été enfermées. Les femmes ont toujours pensé que je devais n&rsquo;être parmi elles que par erreur, que dans le grand tumulte qui avait régné, j&rsquo;avais été envoyée du mauvais côté et que cela n&rsquo;avait pas été corrigé</span>« </p><p>« <span class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Moi, je n&rsquo;avais connu que l&rsquo;insensé, je pense que cela m&rsquo;avait rendue profondément différente d&rsquo;elles, comme je m&rsquo;en rendis lentement compte.</span>« </p></blockquote>



<p class="has-text-color has-very-dark-gray-color">Un jour, une sirène stridente retentit et les gardes abandonnent d&rsquo;un seul coup les prisonnières. Par chance, les clés sont restées près de la grille. Ceci permet aux femmes de quitter leur geôle pour se retrouver dehors. Que découvrent-elles alors&nbsp;? Un paysage désertique qui offrira peu de réponses à leurs questions&nbsp;: <strong>pourquoi&nbsp;? où&nbsp;? quand&nbsp;? comment&nbsp;? qui&nbsp;?</strong></p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>« <span class="has-inline-color has-vivid-purple-color">Ils étaient partis d&rsquo;un instant à l&rsquo;autre, sans laisser aucune trace, comme volatilisés&nbsp;: apparus de nulle part, ils y étaient retournés et j&rsquo;en étais moins étonnée que les autres, qui avaient vécu dans un monde où les choses avaient du sens. </span>« </p></blockquote>



<h3 class="wp-block-heading">Romancière et psychanalyste</h3>



<p><a aria-label="undefined (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacqueline_Harpman" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jacqueline Harpman</a> est une auteure belge née en 1929 et décédée en 2012. Tout en étant psychanalyste, elle écrit de nombreux romans dont certains ont été récompensés, notamment </p>



<ul class="wp-block-list"><li>« <em>Brève Arcadie</em> » par le Prix Victor Rossel en 1959,</li><li>« <em>La plage d&rsquo;Ostende</em> » par le Prix Point de Mire en 1992, </li><li>« <em>Orlanda</em> » par le Prix Médicis en 1996 et</li><li> « <em>La Dormition des Amants</em> » par le Prix triennal de la Communauté française de Belgique en 2003.</li></ul>



<p>Elle publiera « <em>Moi qui n&rsquo;ai pas connu les hommes</em> » en 1995 qui aurait pu remporter le prix Femina.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-medium"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="225" height="300" data-attachment-id="408" data-permalink="https://lire-pour-guerir.com/2020/08/23/humanisme-et-surrealisme/img_0120/" data-orig-file="https://i0.wp.com/lire-pour-guerir.com/wp-content/uploads/2020/08/IMG_0120-rotated.jpg?fit=1512%2C2016&amp;ssl=1" data-orig-size="1512,2016" data-comments-opened="1" data-image-meta="{&quot;aperture&quot;:&quot;1.8&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;iPhone 7&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1598208831&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;3.99&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;40&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0.01&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}" data-image-title="IMG_0120" data-image-description="" data-image-caption="" data-medium-file="https://i0.wp.com/lire-pour-guerir.com/wp-content/uploads/2020/08/IMG_0120-rotated.jpg?fit=225%2C300&amp;ssl=1" data-large-file="https://i0.wp.com/lire-pour-guerir.com/wp-content/uploads/2020/08/IMG_0120-rotated.jpg?fit=768%2C1024&amp;ssl=1" src="https://i0.wp.com/lire-pour-guerir.com/wp-content/uploads/2020/08/IMG_0120.jpg?resize=225%2C300&#038;ssl=1" alt="Photo livre-nature par Nathalie Cailteux" class="wp-image-408" srcset="https://i0.wp.com/lire-pour-guerir.com/wp-content/uploads/2020/08/IMG_0120-rotated.jpg?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w, https://i0.wp.com/lire-pour-guerir.com/wp-content/uploads/2020/08/IMG_0120-rotated.jpg?resize=768%2C1024&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/lire-pour-guerir.com/wp-content/uploads/2020/08/IMG_0120-rotated.jpg?resize=1152%2C1536&amp;ssl=1 1152w, https://i0.wp.com/lire-pour-guerir.com/wp-content/uploads/2020/08/IMG_0120-rotated.jpg?resize=1140%2C1520&amp;ssl=1 1140w, https://i0.wp.com/lire-pour-guerir.com/wp-content/uploads/2020/08/IMG_0120-rotated.jpg?w=1512&amp;ssl=1 1512w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /></figure></div>



<h3 class="wp-block-heading">A la fois dérangeant et fascinant</h3>



<blockquote class="wp-block-quote is-style-default is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p><span class="has-inline-color has-vivid-red-color">« La force de ce livre inflexible est que, dans cette situation foncièrement anormale, le lecteur reconnaît à tout instant ses propres interrogations. »</span></p><cite>Jean David, VSD (citation sur la quatrième de couverture)</cite></blockquote>



<p>Cette fable post-apocalyptique reste gravée dans la mémoire longtemps après sa lecture. Bien que l&rsquo;histoire semble surréaliste, elle s&rsquo;inscrit au coeur des fondements de notre humanité et souligne ce qui la caractérise dans son essence&nbsp;:<strong> le temps, l&rsquo;espace et la relation avec autrui</strong>. </p>



<p>Ces trois éléments définissent à la fois les limites et la personnalité de chaque individu. Toutefois, les survivantes de l&rsquo;histoire en ont été usurpées, tant et si bien qu&rsquo;elles pensent ne plus vivre sur terre. Après avoir quitté leur geôle, elles tenteront de se reconstruire un espace, un temps et des relations avec leurs comparses. La narratrice leur servira de guide et de chronomètre dans cette nouvelle vie.</p>



<p>Pourtant le monde « humain » qu&rsquo;elles vont essayer de faire revivre avec les moyens à leur disposition paraît voué à une fin inexorable, à moins que &#8230; et là j&rsquo;extrapole&nbsp;: à moins que leur histoire ne tombe dans les mains d&rsquo;un lecteur qui la transmettra à d&rsquo;autres&#8230;</p>



<h3 class="wp-block-heading">Roman bienfaisant</h3>



<p>La lecture de ce roman nous met face à nos propres interrogations&nbsp;: pourquoi&nbsp;? où&nbsp;? quand&nbsp;? comment&nbsp;? et surtout qui&nbsp;? Car nous avons besoin des autres et notre existence se définit par rapport à autrui et à nos relations avec les autres. </p>



<p>J&rsquo;ai adoré ce roman, j&rsquo;espère qu&rsquo;il vous plaira également.</p><p>Cet article <a href="https://lire-pour-guerir.com/2020/08/23/humanisme-et-surrealisme/">Humanisme et surréalisme</a> est apparu en premier sur <a href="https://lire-pour-guerir.com">LIRE POUR GUÉRIR</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://lire-pour-guerir.com/2020/08/23/humanisme-et-surrealisme/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>3</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">402</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
